Jeudi 19 juin 2025, Véronique BERNARD et ses collègues du Bureau du Club L'Eglantier, Colette DELOCHE et Mauricette ROCHE, avaient décidé d'offrir aux membres un Repas des Anniversaires d'un genre nouveau! Leur choix de La Terrine, à Mercurol, s'est révélé décoiffant, ébouriffant, allez, osons même enthousiasmant! Une chose est certaine, tous les convives de ce surprenant repas étaient formels, en repartant vers les collines du Haut Vivarais: il faut vivre cette expérience de La Terrine une fois dans sa vie. Deux fois? Ce n'est pas absolument indispensable. Mais le terme d'expérience est tout-à-fait justifié!
Alors allons-y! Il faut vous expliquer, en quelques lignes, ce qu'est La Terrine. Sur la route de Chantemerle-les-Blés, à 100 m à peine de l'A7, une grande batisse carrée surmontée en son centre d'un étage, le rez de chaussée surélevé étant bordé d'une colonnade, dominant elle-même un grand parking. Vous arrivez en voiture et vous vous garez au milieu d'un nombre variable de cars. Pouvant aller jusqu'à 8! Car lorsque vous entrez, vous découvrez une salle gigantesque établie tout autour d'un ilôt central qui va se révéler être l'atelier de cuisson! Deux des côtés du carré forment les salles de restaurant, équipées de deux rangées de tables: coté extérieur, 12 tables de 12 convives; côté intérieur 8 tables de 8 convives. 12 x 12 = 144 + 8 x 8 = 64. Total: 208 convives dans chacune des salles. La Terrine peut donc accueillir un peu plus de 400 personnes par service. Mais attention, pas n'importe quelles personnes! La fréquentation est clairement 3ème, voire 4ème age. Ce qui fait que ce jeudi, le Club des Aînés de Saint-Barthélemy-Grozon aurait pu être rebaptisé Groupe des Juniors de La Terrine barthézonaise! Très Génération Mouvement, somme toute!
Côté nourriture, c'est clair, et on le découvre en se promenant en bordure du parking: un grand champ ombragé, des bauges en guise de cabanes et, au milieu, de considérables représentants de la race porcine, se délectant de restes de nourriture variés jonchant le sol. La Terrine, c'est le royaume des cochonailles. Servies en menu fixe, prix fixe pour toutes les tables. Sangria puis vins à volonté. Rouge de Tulette, pas si décevant que ça! Le plat de résistance, un pauvre cochon de bien 150 kgs, rôti à point, est sorti du four devant tout le monde. Et débité en quelques minutes par une escouade de 3 ou 4 garçons -- et garçonne -- bouchers équipés de couteaux parfatement aiguisés! Délicieux, ce cochon, au fumet bien grillé. Même s'il faut bien reconnaître qu'il vous est difficile de savoir quel morceau vous mangez! Une fois le porcinet absorbé, un saladier de délicieux fromage blanc est alors posé sur la table. Epouvantable pour le cholestérol! Votre webmaster s'est resservi 3 fois! En guise de dessert, on vous sert une salade de fruits accompagnée de l'indispendable Clairette de Die, ce qui, compte tenu de la canicule qui baigne la vallée du Rhône lors de notre repas, offre une conclusion rafraîchissante au plantureux repas.
Mais, car il y a un mais, un tel repas est théoriquement fait non seulement pour se restaurer mais également pour échanger avec ses amis, ses collègues, ses voisins. Rien de plus difficile à La Terrine, si, de plus, comme la moyenne des convives présents, vous êtes atteints d'un surcroît d'age et que vos capacités auditives ont commencé à se dégrader. L'accoustique du batiment est probablement la pire que nous ayons expérimenté depuis des décennies! Pour vous faire entendre de votre voisin d'en face ou de côté, deux seuls moyens à votre disposition: crier ou adopter la langue des signes!
Nous avons en tous cas passé un début d'après-midi surprenant et inoubliable, qui est à mettre au crédit des responsables de L'Eglantier. Merci Véronique, merci, Colette, merci Mauricette! Votre choix fut le bon! Les 32 membres du Club qui avaient répondu "présent" vous remercient de cette très belle initiative!